Le Sénégal : paradis des start-up en Afrique de l’Ouest

1 May 2019 Off By admin5724

Depuis quelques années, les start-up foisonnent au Sénégal. Tous les jeunes entrepreneurs en herbe  se sont illustrés dans ce concept qui a pour objectif de toucher toutes les catégories de population à travers les prestations .  Il faut dire que la plupart  des initiateurs des projets de start-up connaissent tous une success story dans leurs domaines d’activités respectifs.

Face à la multiplicité des start-up au Sénégal, des organismes proposent des fonds de financement  pour les aider à se développer à l’instar du Fonds d’Investissement Terangua Capital. Cet organisme spécialisé se distingue des banques par une implication dans les projets en devenant actionnaire. Bien que cela comporte un risque, ces établissements misent sur la réussite des start up en  soumettant un accompagnement  personnalisé en plus du financement. Par ailleurs, les startup peuvent obtenir des fonds venant de personnes privées, des banques ou encore de l’État.

Grâce aux projets prometteurs et innovateurs, les banques comme la Société Générale ont revisé leur politique de crédit sur les satrt-up. En outre, elles peuvent bénéficier de financement venant de grands groupes. C’est le cas de Total qui a apporté son financement à l’une d’entre elles dont l’idée est fusionner tous les moyens de mobile money au Sénégal en une seule application. Il va sans dire que les deux parties sont gagnantes.

Concernant les entreprises plus modestes, des incubateurs ont été mis en place. Le plus connu est le  Croissance des Technologies de l’Information et de la Communication ou CTIC. Il  met à la disposition des entrepreneurs des bureaux avec un accès internet ainsi que des espaces de travail. En plus de ces infrastructures, ils sont accompagnés par des experts qui les coachent et les conseillent sur tous les mécanismes des entreprises. En outre des séances de pitch sont organisées régulièrement. Un feed-back et un debriefing  leur servira à  corriger les erreurs. Le but étant de  rendre  chaque  entrepreneur entièrement autonomes et capable de présenter tous les points forts de leur projet dans un temps bien défini pour convaincre les investisseurs.

Face au développement rapide des start-up, le Sénégal  ne cesse de progresser dans ce sens en visant 35000 emplois directs dans les nouvelles technologies d’ici 2025.

Réussite Sénégal ; la start up sénégalaise qui voulait produire de l’énergie avec des déchets

En 2016, le groupe Total a lancé un concours de start-up qui s’est tenu à Port-Louis à l’île Maurice. Astou Ndiaye émergea du lot en remportant ce concours avec Bioabondance dont la principale activité s’articule autour de la fabrication de combustibles industriels à base de déchets.

Ce concours constitue une aubaine pour la jeune entrepreneuse qui reçut en prime de 11,5 millions de Francs CFA. Comme son principal client sont les industries, le premier souci d’Astou Ndiaye est de répondre à leurs besoins et exigences et ce, à tous les niveaux. Pour cela, son produit est testé en laboratoire afin  de vérifier sa fiabilité et sa compatibilité. Ces  tests visent également à améliorer son produit. Elle ambitionne également de créer plusieurs emplois ne serait-ce qu’à chaque étape du processus.

Néanmoins, Bioabonadance est toujours en quête de financement. En effet, la somme attribuée àsa fondatrice  ne lui sert que de tremplin pour se lancer.  En parallèle, elle bénéficie de l’appui du principal incubateur de start-up au Sénégal : Croissance des Technologies de l’Information et de la Technologie de l’Information ou CTIC. Cet organisme l’aide à développer son réseau et sa visibilité  afin de mieux promouvoir son projet qui plus est se place dans une perspective de développement durable. En plus, la jeune entrepreneuse bénéficie d’un accompagnement entièrement personnalisé  de professionnels dans le secteur. De quoi mettre toutes les chances de son côté  afin d’attirer les plus gros investisseurs.

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